Championnat d'Europe de tir à l'arc et au propulseur
préhistorique
Le championnat est né au début des années
1990 des questions suscitées chez certains archéologues
par la panoplie des chasseurs préhistoriques.
Pointes en os ou en silex, crochets de propulseurs,
arcs ou fragments d’arc et de projectiles, ornant
les vitrines intriguent depuis longtemps. Pour valider
leurs hypothèses, des préhistoriens ont
reconstitué ces armes et les ont utilisées
pour des expérimentations scientifiques.
Ces acharnés rejoints par d’autres amateurs
ont créé un championnat sportif original
au cours duquel les différents participants s’affrontent
dans des compétitions amicales où la bonne
humeur et la convivialité sont les ingrédients
primordiaux. Ces joutes, qui rassemblent plus de quatre
cents tireurs venus des quatre coins de l’Europe
Occidentale, sont pour le public, l’occasion de
se rendre compte de l’aspect, des performances
et de l’efficacité des premières
armes complexes mises au point par nos lointains ancêtres.

De nombreuses manches ont lieu chaque année
en Allemagne, en Belgique, en Espagne, en France, en
Italie et en Suisse. Chaque rencontre comprend deux
épreuves principales : le tir à l’arc
et le tir au propulseur. Le matériel utilisé
par chaque compétiteur doit être conforme
aux normes définies par le règlement du
championnat d’Europe de tir à l’arc
et au propulseur préhistorique. C’est-à-dire
qu’il doit être construit avec des matériaux
disponibles pendant la préhistoire (donc pas
de métaux ni de matériaux synthétiques).
Les techniques de fabrication mises en oeuvre doivent
être compatibles avec le potentiel technologique
de la préhistoire (ceci n’exclut pas l’utilisation
de machine moderne pour la fabrication du matériel,
à condition qu’un résultat semblable
puisse être obtenu par des techniques préhistoriques).
Les formes et les dimensions des armes sont libres,
mais il est fortement conseillé de se rapprocher
des modèles archéologiques et / ou ethnographiques.

Le propulseur est une arme de jet attestée en
Europe depuis le Solutréen supérieur (+/-
19 000 BP) jusqu’au début du magdalénien
supérieur (+/- 12 000 BP). Cette arme était
encore utilisée il y a quelques décennies
par les aborigènes australiens et les Inuits.
Il s’agit d’une planchette ou d’une
baguette terminée par un dispositif d’appui
sur lequel vient s’appuyer le talon du projectile
(la sagaie). Le propulseur agit comme un prolongateur
du bras du tireur et permet de lancer les sagaies avec
une vitesse et une puissance plus importantes. La sagaie
est un projectile formé d’une hampe longue
et mince, munie ou non d’empennages et d’une
pointe en os, en bois de cervidé ou en silex.
Les plus anciens arcs connus en Europe datent du paléolithique
final (+/- 11000 BP) et sont en général
d’une seule pièce. Pour nos compétitions
ne sont admis que les arcs composés de matériaux
naturels (bois, corne, tendons, fibres végétales)
en une ou plusieurs pièces. Corde et flèches
doivent également être réalisés
à partir de matériaux naturels.

Le championnat est donc autant une épreuve sportive
que l’occasion pour beaucoup d’amateurs
de se retrouver pour comparer le matériel, discuter
de recettes et de tours de main.
Pour plus de réalisme, les cibles sont disposées
le long d’un parcours en milieu naturel. En se
déplaçant les participants rencontrent
les diverses cibles placées à des distances
variables. Les blasons arborent des silhouettes d’espèces
animales présentes dans nos régions et
chassées par les hommes du paléolithique
supérieur comme l’antilope saïga (que
l’on ne rencontre plus de nos jours qu’en
Asie centrale) ou le renne et le lagopède. Chacune
des épreuves du championnat est donc unique et
les différents organisateurs rivalisent d’originalité
pour créer des parcours variés

En fin d’année, un classement européen
est établi sur base des trois meilleurs résultats
de chaque participant pour chacune des épreuves
(arc et propulseur). Mais que l’on ne s’y
trompe pas, chaque manche du championnat d’Europe
de tir à l’arc et au propulseur préhistorique
est avant tout un rassemblement de personnes d’horizons
très différents attirés par une
passion commune et par la grande convivialité
qui donnent à nos rencontres un charme particulier
Un renseignement ou des questions supplémentaires
:
CH. Lepers,
rue devant Sauvenière, 3
B- 5580 ROCHEFORT
BELGIQUE
084/ 22 16 46
Christian.Lepers@swde.be
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